Communiqué de Presse
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Lundi
6 décembre 2004
Le Canada bloque l'accusation de torture portée contre Bush
Lundi
dernier, le gouvernement canadien a invoqué l'immunité diplomatique
pour invalider l'accusation de torture lancée en vertu du Code
criminel du Canada contre le président George W. Bush. L'accusation a
été déposée par Gail Davidson, membre de «Lawyers against the War»
(LAW) (Avocats contre la guerre) à l'occasion de la visite effectuée
par Bush au Canada, le 30 novembre dernier. L'accusation porte sur
les traitements cruels infligés à la prison d'Abu Ghraib, faits
largement médiatisés et dont les photos ont scandalisé le monde
l'année dernière, ainsi que sur les traitements cruels réservés aux
détenus à Guantánamo Bay, qui ont été révélés plus récemment. Au nom
de LAW, l'avocate Davidson avait demandé qu'une date d'audience sur la
recevabilité de l'accusation soit fixée, et avait préparé les preuves
à cette fin. Le juge William Kitchen a cependant accédé aux
objections du procureur général et déclaré que l'accusation n'était
pas fondée.
«Bien
sûr qu'elle est fondée» a déclaré le professor Michael Mandel,
coprésident de LAW, qui a critiqué la décision considérant
l'accusation comme étant «irrégulière quant à la procédure et erronnée
quant au fonds». «Cette accusation a été dûment soumise et est fondée
sur des preuves solides. Le gouvernement n'a pas rejeté ces preuves puisqu'elles
sont fondées. L'immunité diplomatique est une mesure purement
procédurale. Elle ne remet pas en question la validité de
l'accusation, mais se limite plutôt à établir si, pour l'instant, un
tribunal étranger, en l'occurrence canadien, peut ou non entamer des
procédures judiciaires. Bien que Bush jouisse d'une telle immunité,
celle-ci n'est que temporaire et ne le protège, ni lui ni quelque
autre membre de son gouvernement, contre les lois du Canada ou tout autre
législation au moment où il quittera ses fonctions. On ne pouvait que
s'attendre à ce que le gouvernement canadien passe les faits sous
silence et abrite Bush derrière l'immunité diplomatique. Paul Martin
a invité Bush au pays pour s'insinuer dans les bonnes grâces du
président états-unien en dépit des crimes commis par ce dernier
relativement à nos lois et au droit international, et même en dépit du
fait qu'en tant que criminel de guerre, Bush ne peut être admis au
pays en vertu des lois sur l'immigration du Canada, et surtout en
dépit de la catastrophe humanitaire que le président états-unien a
infligée au peuple irakien par sa guerre illégale, dont il est
impossible de prévoir la fin. »
L'avocate Gail Davidson, de Vancouver, qui a déposé l'accusation, a
déclaré : «Nous avons de nombreuses objections sur la façon dont cette accusation
a été traitée. Nous croyons qu'il n'y a pas de fondement juridique
pour décider que le tribunal procède à huis-clos et exclue les médias
et le public. Nous croyons que le recours de l'immunité était
prématuré et exagéré, et que l'annulation de l'accusation n'aurait pas
dû être autorisée en vertu de la loi. Nous examinons les options dont
nous disposons, y compris celle d'interjeter appel relativement à la
décision. Une chose est certaine : nous lancerons une accusation
semblable en Allemagne, dans le cadre de l'inculpation qu'y intente
l'«American Center for Constitutional Rights» (Centre états-unien pour
les droits constitutionnels). Nous avons de bonnes raisons de croire
que les autorités allemandes se montreront plus fermes que le
gouvernement du Canada face aux attaques du gouvernement Bush contre
la législation internationale relative aux droits de la personne».
Communiqué de Presse
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Mardi 2 décembre 2004
Les
accusations émises contre Bush par L.A.W. le 30 novembre 2004, alors
que ce dernier se trouvait en visite au Canada, portent sur les
traitements cruels, largement médiatisés, qui ont été infligés par les
Forces armées états-uniennes aux prisonniers détenus à la prison d’Abu
Ghraib, en Irak, et à ceux de la prison de Guantánamo Bay, à Cuba.
Les accusations relèvent d’un article du Code criminel du Canada
édicté en vue de l’application de la Convention des Nations Unies
contre la torture, ratifiée par le Canada en 1987 et par les
États-Unis en 1994.
Parmi les questions devant encore être décidées figurent celle de la
nécessité que le procureur général du Canada donne son consentement à
des procédures envers un non-citoyen et celle de l’immunité de Bush en
tant que chef d’État.
Communiqué de Presse
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Mardi 30 novembre 2004
Des avocats canadiens inculpent Bush pour torture
Michael Mandel, Professor, Osgoode Hall
Law School, York University, 4700 Keele Street, Toronto, Ontario, M3J
1P3. Tel: 416 736-5039, Fax:
416-736-5736, Email:
MMandel@osgoode.yorku.ca
Gail Davidson, Tel: 604 738 0338;
Fax: 604 736 1175, Email:
law@portal.ca
Website:
www.lrwc.org
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